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Il faut en profiter pendant qu'il en est encore temps

Il faut en profiter pendant qu'il en est encore temps - Darin Cortez

Depuis le printemps dernier, tous les jours, je prends une marche avec mon chien. Eh oui, pendant que ma femme fait la vaisselle. Mais non, c’est une blague, je fais la vaisselle avant de sortir, ma femme me prépare de si bons soupers alors la vaisselle c’est ma "job". Enfin, j’essaie vraiment de sortir marcher le plus régulièrement possible. Je croisais souvent un voisin, beaucoup plus âgé mais très sympathique qui faisait pareil et souvent à la même heure. Alors naturellement, on s’est mis à discuter ensemble. Il se nomme Jack et c’est un conseiller financier à la semi-retraite. C’est drôle, car mon chien aussi s’appelle Jack. À la fin du mois d’octobre, je ne le voyais plus et pourtant, il ne m’avait pas dit qu’il partait en vacances. En passant devant chez lui, un soir, j’ai vu une femme qui sortait de sa maison et je me suis permis de lui demander des nouvelles de Jack. C’était Patricia, la fille de Jack. Elle m’a annoncé qu’il allait très bien mais que par contre, sa mère était à l’hôpital dans un état critique, victime d’un AVC, ses jours étaient comptés. Ça m’a vraiment affecté, car Jack me parlait toujours affectueusement de sa femme Maggie, sa complice des 45 dernières années. Une semaine plus tard, n’ayant pas d’autres nouvelles, j’ai frappé à sa porte pour avoir des nouvelles. Sa douce-moitié avait succombé. Il semblait désemparé et perdu. Tous les soirs, par la suite, j’ai sonné à sa porte, il répondait, on jasait cinq minutes, mais il n’avait pas envie de venir marcher. Finalement, il y a un mois, il a accepté et, accompagné de sa petite chienne, Lola, il est venu marcher, en silence. Je ne savais pas trop quoi raconter et j’étais maladroit. Habituellement, il était très volubile et je parlais beaucoup moins que lui me contentant de l’écouter et renchérir quelques fois. Et puis, peu à peu il s’est remis à parler. Cette semaine et m’a remercié d’avoir insisté tous les soirs, car finalement cela lui faisait du bien cette marche et c’est ce que sa douce Maggie aurait souhaité, que sa vie continue. Il passera des moments encore très difficiles, il le sait, mais il a espoir de reprendre peu à peu goût à la vie. Depuis que j’ai appris le décès de Maggie, chaque fois que je reviens de ma marche, je serre ma femme très fort dans mes bras en prenant le temps de lui dire combien elle compte pour moi. Il ne faut pas oublier de dire à nos proches, pendant qu’on peut le faire, combien on les aime...

À propos de l’auteur :

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Salut, moi c’est Darin! Mes passions sont l’histoire et la géographie : j’espère d’ailleurs avoir plus souvent l’occasion de couvrir ces sujets sur mon blogue actuel. Cela dit, pour le moment, mon blogue est un très sympathique journal de bord – voilà pourquoi je parle de pleins de sujets diversifiés qui touche ma vie personnelle. Mon mot d’ordre : l’originalité! C’est pourquoi je porte (presque!) toujours un nœud papillon : ça fait jaser!